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10 juillet 2025

Au-delà du handicap, une leçon de vie !

#laphotodumois - juillet 2025 

Derrière cette simple photo,
se cache un véritable combat.

 Mais laissez-moi vous conter ce moment particulier de 2011.

 

Le doux soleil d'un matin de juin caressait le manège, mais pour moi, la lumière était floue, brouillée par l'émotion brute qui serrait ma gorge

 

À 21 ans, avec l'apparence d'un enfant de 12 ans, mon fils en situation de handicap portait sur ses épaules frêles le poids de défis invisibles pour la plupart.

 

Aujourd'hui était le Grand Jour, celui du passage de son Galop 1 et pour lui, c'était bien plus qu'un diplôme : c'était la promesse d'une revanche sur tant de frustrations, un témoignage bouleversant de sa volonté farouche.

Chaque fibre de mon être tremblait d'appréhension et d'une fierté déjà déchirante.

 

Le Galop 1, ce premier pas officiel dans le monde équestre, suppose une aisance avec des bases qui, pour la plupart, sont intuitives.

Mais pour mon enfant multidys, confronté notamment à la dysphasie qui emprisonne ses pensées, à la dyspraxie qui rend ses gestes si peu fluides, et qui, de surcroît, ne sait ni lire ni écrire, chaque consigne était une énigme, chaque repère spatial une montagne.

Je savais ce que ça lui coûtait : les mots qui se bousculent, se déforment dans sa tête, le vertige face aux notions de droite et de gauche, la quête incessante de sens dans chaque phrase qu'on lui adresse, l'effort surhumain pour simplement coordonner ses mains et ses pieds.

Et pourtant, il était là, petit géant sur sa monture au pelage moucheté, les épaules droites, le visage concentré, prêt à affronter son défi sous mon regard empli d'une prière silencieuse.

 

L'examen, avec ses phases, déroulait son lot d'épreuves.
Imaginez la scène : des termes techniques, des noms de harnachement, le vocabulaire complexe des allures.
  
Pour mon fils, sans accès à l'écrit, et avec cette dysphasie qui tord les phrases, c'était un calvaire auditif et mental. Chaque mot prononcé par la monitrice était une perle qu'il devait s'efforcer de saisir, de mémoriser, de recracher.
Mon cœur se serrait à l'idée de son angoisse face à l'échec.
 

Mais son amour viscéral des chevaux... c'était ça, son super-pouvoir.

Il puisait en lui une force insoupçonnée, Il avait su tissé sa propre stratégie, des images mentales, des gestes pour contourner les mots, pour que le savoir puisse enfin l'atteindre.

 

Vint ensuite la préparation du cheval : le brosser, le seller, le brider. Des rituels qui exigent précision et coordination. 

Pour lui, la dyspraxie transforme chaque geste en une chorégraphie délicate, souvent hésitante. Observer ses mains, parfois gauches, s'efforcer de fixer une boucle, d'ajuster une sangle...

Chaque petite victoire dans ces gestes quotidiens me tirait des larmes muettes, car je savais le courage qu'il fallait pour persévérer là où d'autres n'auraient eu qu'à suivre une routine.

 

Puis, le moment de vérité, la pratique à cheval. 
Je le voyais s'élancer, fragile et puissant à la fois.

Avancer, s'arrêter, tourner… Des figures qui, sur le papier, semblent si évidentes. Mais pour lui, maintenir cet équilibre précaire, décrypter les instructions que sa monitrice adaptait avec une bienveillance infinie, sentir ce grand corps sous lui, anticiper… tout cela en luttant contre un cerveau qui parfois lui jouait des tours, inversait les consignes, ralentissait les réflexes.

 

Chaque pas de son compagnon équin était un pas qu'il arrachait à ses propres limites. Combien de fois l'avais-je vu chuter devant les épreuves de la vie puis se relever avec une dignité farouche ?

Les doutes ont été des océans, la frustration des incendies, mais il n'a jamais, jamais abandonné.

 

Et là, sur cet équidé, il n'y avait plus de "dys", plus de mots qui manquent, juste une fusion, une communion pure. Là-haut, il était libre, fort, complet.

Mes mains étaient moites, mon cœur tambourinait dans ma poitrine.
Chaque mouvement de mon fils était une onde d'espoir ou une vague d'angoisse.

Je revoyais en accéléré toutes les batailles livrées pour lui, chaque porte qui s'est fermée, chaque victoire arrachée, les nuits sans sommeil à chercher des solutions.

 

Il était là, sous mes yeux, transformant l'impossible en réalité.
Je retenais mes larmes ressentant une tension et une fierté si immense qu'elle en devenait douloureuse. La fierté d'une mère voyant son enfant, vulnérable et pourtant si fort, défier toutes les prédictions.
 
Cette résilience, c'est son autre super-pouvoir, ce fil d'Ariane tissé de ténacité qui l'a guidé à travers ce labyrinthe.
C'est sa capacité presque divine à se relever, à transformer les obstacles en tremplins.
 

Il prouve, à chaque instant, que la différence n'est pas un fardeau, mais une source d'une force décuplée, d'une persévérance qui force l'admiration.

Il est la démonstration vivante que d'autres formes d'intelligence, d'autres canaux de communication et d'apprentissage existent et peuvent mener à l'excellence, bien au-delà de ce que les normes imposent.

 

La monitrice a finalement prononcé ces mots, "C'est réussi !"

Mon souffle est revenu d'un coup, comme un grand soupir de l'univers.
Le barrage a cédé en moi, des larmes chaudes et salées, ont inondé mes joues, mélange de joie pure et de soulagement infini.
 

Ce Galop 1 n'est pas qu'un morceau de papier ; c'est un serment, un symbole puissant de ce que l'âme humaine peut accomplir quand elle refuse de plier.

Et là, sous la lumière douce d'un matin de juin, sur le dos de cet ami, mon fils n'était plus seulement un cavalier.

Il était mon héros, un exemple pour chacun de nous, inspirant par sa seule présence et la grandeur de son chemin parcouru.

 

Cette image n'est pas anodine : elle est le manifeste d'une résilience indomptable, la douce revanche d'une âme que la société avait si vite déclarée hors-jeu !

10 juillet 2025

Au-delà du handicap, une leçon de vie !

06 juillet 2025

Au cœur des Pyrénées du XVIIIe Siècle - Le drame de Jean RASTOUILLE (1754-1756)

Dans le vaste et parfois silencieux univers de la généalogie, chaque document exhumé est une voix du passé qui se fait entendre.

 

Parfois, cette voix est claire et limpide ; d'autres fois, elle est un murmure lointain, exigeant patience et persévérance pour être déchiffrée.

 

C'est précisément le cas de l'acte de décès de Jean Rastouille, un fragment d'histoire familiale qui, malgré sa nature tragique et sa calligraphie ardue, a ouvert des perspectives insoupçonnées sur la vie de mes ancêtres au XVIIIe siècle.

 

Cet article se propose de plonger dans ce document singulier, d'en décrypter les lignes, d'en interpréter les silences, et de révéler comment un drame ancien peut éclairer et relancer une quête généalogique.

 

#LaVoixDuPapier - Un défi initié par Emile & Archives - Le principe est simple : choisir un seul et unique document d'archive et en faire la star de votre article. 



06 juillet 2025

Au cœur des Pyrénées du XVIIIe Siècle - Le drame de Jean RASTOUILLE (1754-1756)

05 juillet 2025

Louise BLANCHON - sosa 2947 - une femme, un rameau, une histoire

Loin de l'image d'une Blanche-Neige isolée, l'histoire de Louise BLANCHON est celle d'une femme qui a su ensemencer sa vie. 

Un patronyme unique dans mon arbre, un mystère sur ses origines, mais une certitude : elle vécut une existence remarquable en Isère, faisant preuve d'une résilience peu commune pour son temps.

 

#rameauxcaches est un défi généalogique né dans le groupe "Raconter sa généalogie".  Le principe ? Découvrir et partager, chaque 5 du mois, l'histoire d'un ancêtre ou collatéral dans la cime de notre arbre généalogique, dont le nom apparaît très rarement (1 à 3-4 fois). Une façon de redécouvrir ces ancêtres invisibles, de leur redonner une place dans notre mémoire. 

 



05 juillet 2025

Louise BLANCHON - sosa 2947 - une femme, un rameau, une histoire

08 mai 2024

17 - Jean SAPÈNE, face au mal qui répand la terreur

 Jean SAPÈNE, mon ancêtre face à la terrible peste de 1653.

Témoignage d'un autre temps et d'autres mœurs...


08 mai 2024

17 - Jean SAPÈNE, face au mal qui répand la terreur

06 mai 2024

Catherine ARBOUCH (1826-1828) - mon double généalogique

 

Pour ce mois de mai 2024, le Généathème propose de partir à la recherche de son double généalogique.

Pour ma part, il s'agit de mon homonyme parfait : 

  • une petite Catherine ARBOUCH qui n'a malheureusement pas vécu bien longtemps.

 


06 mai 2024

Catherine ARBOUCH (1826-1828) - mon double généalogique

21 avril 2024

16 - François KARQUEL, ancêtre d'un célèbre anarchiste français

François KARQUEL, mon sosa 398, est également l'ancêtre d'un célèbre anarchiste français condamné à mort le 27 février 1913, Eugène DIEUDONNÉ.

Vous souvenez-vous de la bande à Bonnot ? Eugène fut accusé d'être l'un des leurs.








 

21 avril 2024

16 - François KARQUEL, ancêtre d'un célèbre anarchiste français

14 avril 2024

15 - Catherine GRIMMER - sosa 409 et sosa 435

Catherine GRIMMER (1700-1764) est à la fois mon sosa 409 et mon sosa 435.

 



14 avril 2024

15 - Catherine GRIMMER - sosa 409 et sosa 435

10 avril 2024

LA PHOTO DU MOIS D'AVRIL 2024 - LES MONTREURS D'OURS

 






10 avril 2024

LA PHOTO DU MOIS D'AVRIL 2024 - LES MONTREURS D'OURS

07 avril 2024

14 - Jean Ulrich SCHEYDECKER - sosa 448

Joannes Udalricus (Jean Ulrich) SCHEYDECKER (1675-1735) est un ancêtre qui n'a pas encore dévoilé tous ses secrets...

De multiples questions demeurent aujourd'hui sans réponse, notamment sur son ascendance et son lieu d'origine.

Je ne désespère pas de trouver des informations dûment sourcées pour compléter un jour mes données.

 





 

07 avril 2024

14 - Jean Ulrich SCHEYDECKER - sosa 448